Sara : Flou Artistique

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Ben voilà, j'ai essayé de toutes mes forces de me remettre de mon histoire d'amour avec L. . Facile à première vue, ne l'ayant pas revu depuis le 1er mars. En plus ma "relation" avec P. m'aidait à aller de l'avant.

Marchant gaiement dans mon ancienne rue pour aller retrouver ma mère en visite à Paris, je me rends compte que je n'ai pas d'argent pour nous offrir un royal petit-déj. Logique, je me rends au distributeur le plus proche. Et devinez qui était justement en train de retirer de l'argent à ce p ..... de distributeur alors qu'il y en a 18 à 200 mètres à la ronde ?

L

Je l'ai aperçu au moment où il m'a aperçue. Trop tard donc pour que je fasse demi-tour sous peine de passer pour une couarde de premier rang. J'ai marché vers lui tout sourire, et lui me fixait, médusé. On aurait dit qu'il avait eu une absence. J'arrive à sa hauteur, je le regarde, il me regarde, impossible de sortir un mot. Je me mets à developper une Parkinson aigüe, et lui pâlit à vue d'oeil. Je finis par me décider pour un : "Tiens !" (au même moment je me disais "putaindebordeldemerdeputaindebordeldemerde, arrête de trembler bécasse !!!"). Il reste interdit, je le serre dans mes bras et lui fait la bise, et à ce moment-là il n'a toujours pas l'air de comprendre ce qui se passe. Finalement au bout de quelques secondes qui m'ont paru des heures, il entame la conversation. Impossible de vous dire ce qu'on s'est dit, le choc m'a causé un court-circuit au ciboulot. Je me rappelle juste que je lui ai dit que j'avais déménagé et aussi que je partais en vacances.

Il s'est ensuite produit un truc affreux. Je me rappelle que pendant que je débitais 3560 conneries à la minute sous le coup du stress, d'un coup j'ai vu ses larmes. D'une seconde à l'autre. Il s'est mis à pleurer en me regardant, comme ça. Je ne sais plus trop ce que j'ai dit après.

Ensuite il m'a raccompagnée jusque devant mon ancien chez-moi (immeuble voisin du sien donc), en essayant, d'après mes souvenirs, de maintenir une conversation à peu près logique.

Je lui ai fait comprendre que je devais monter fissa pour retrouver ma mère, il m'a serrée très fort dans ses bras. Il m'a embrassée sur la joue (là c'est le moment où j'ai senti mes jambes se dérober sous moi), et après ça je sais qu'il m'a dit quelque chose mais je ne me souviens que d'avoir entendu "bébé". Mon cerveau ne répondait plus à ce moment-là donc je ne sais pas ce qu'il y a eu avant et après ce mot.

Il est parti, les larmes aux yeux. Moi, j'ai mis 5 minutes à réussir à attraper mes clés dans mon sac, et en arrivant à l'appart, ma mère m'a dit (et ça je m'en rappelle) : "Sara ? Sara ? mais qu'est-ce que tu as ? Tu trembles comme une feuille !" Je n'ai pas réussi à lui répondre. Je n'arrivais plus à parler. J'ai levé mes yeux embués vers elle et elle a compris en un éclair : "Oh c'est pas vrai. Tu l'as croisé c'est ça ? Ma pauvre chérie ..."

J'ai pleuré dans les bras de ma mère pour la première fois depuis 10 ans.

Toute cette affaire s'est produite il y a exactement quatre heures. Je suis toujours complétement sous le choc et les souvenirs s'effacent à mesure que les minutes s'écoulent. Comme si mon cerveau avait une fonction "effacement automatique" de tout ce qui est douloureux. Me voilà donc dans le flou, et de plus en plus.


Bisous !

Sara

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Wxug Le Maudit 22/06/2012 12:59

Hey ! :-(
Quelle bien triste aventure qu'il t'est arrivée là. :-( Je te souhaite de ton mon coeur que ça aille mieux vite, certaines choses ont difficiles mais, hélas, doivent être traversées par aller mieux
après.
Bisous, porte toi au mieux que possible.

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