Sara : My sweet camarade de couette

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Samedi soir, j'ai décidé d'explorer mon nouveau quartier, à l'aide d'amis peu recommandables (sauf pour moi) car fortement portés sur la boisson. Bras dessus-bras dessous nous arpentâmes la rue Mouffetard en long, en large et en travers afin d'y vider les réserves d'élixir de tous les bars (et je ne sais pas si vous êtes au courant, mais il y en a beaucoup).

Vint alors une conversation hautement philosophique quoique ponctuée de pertes d'équilibres de part et d'autres et de mots mal articulés. Que je vous livre : Cela a commencé quand je me suis demandé pourquoi je n'arrivais toujours pas à oublier L. et pourquoi je n'arrivais pas à ressentir le moindre attachement pour P. . Mon ami B., Homme de 36 ans, pilier de comptoir à ses heures mais non moins écrivain et philosophe érudit, s'est contenté de me fixer comme si j'avais une case en moins (notez que c'est probablement le cas avec tout ce que j'ai bu depuis ma rupture), et, avec un ton que l'on prend pour s'adresser à une demeurée de première, il me dit : "Ma chère Sara, il y a une énorme différence entre l'amour, le vrai qu'on ne rencontre peut-être qu'une fois dans une vie, et un camarade de couette."

L'expression m'a tout de suite plu (je suis sûre que vous aussi, c'est quand même plus mignon que "plan cul" et moins tartiche qu'"ami amélioré" !), et j'en suis venue à une conclusion : Il ne faut jamais s'attendre à ce qu'un camarade de couette remplace l'homme de votre vie ou simplement comble le manque causé par la perte de celui-ci. Premièrement, parce qu'un camarade de couette à proprement parler est quelqu'un avec qui vous avez eu en tout premier plan une très forte attirance physique et pas forcément autre (ben oui sinon on appelerait ça un camarade tout court). Deuxièmement, parce-que quand on vient de se séparer de quelqu'un avec qui on se voyait finir on a tendance à faire un transfert de ses sentiments orphelins vers le premier qui passe. Et là, c'est le drame. Le mec s'emballe, et on se rend vite compte qu'en fait on ne ressent pas du tout pour lui ce qu'on s'était presque forcée à ressentir. Et là, on se dit : "attends si j'avais en face de moi celui que j'ai perdu et mon petit passe-temps, y'aurait pas photo".

Voilà EXACTEMENT où j'en suis. Sauf que mon camarade de couette ne se décourage pas ! Il ne me colle pas, ne me demande rien, mais se contente de me faire comprendre qu'il aime passer du temps avec moi. Mais mon coeur reste aussi froid qu'un bloc de glace. Evidemment dans l'intimité c'est génial, mais dès qu'il s'agit de se voir pour autre chose, se promener, aller boire un verre, je sens déjà que la seule fonction de camarade de couette ne lui convient plus, et alors quand il me prend dans ses bras pour me dire aurevoir, ou qu'il prend ma main, RIEN. Même pas le moindre petit soubresaut (au niveau du coeur j'entends !).

Pourtant, il a tout pour plaire ce P., c'est le seul que j'ai envie d'approcher même si c'est seulement physique. Mais je crois que je ne suis pas prête de ressentir quoi que ce soit pour qui que ce soit. Je ne pense pas que j'oublierai L. un jour, même si évidemment plus les jours passeront plus son souvenir se fera discret. Je garde cet amour pour moi, je donne le reste. Mais seulement le reste.

Bonne chance my sweet camarade de couette, tu risques d'en avoir besoin ...

Bisous !

Sara

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